Il était une fois, il y a fort fort longtemps, du temps où les petits enfants québecois ne recevaient pas de cadeaux pour Noel, il était une fois donc, un petit rêne. Mais ce petit rêne avait un petit quelque chose de particulier… Il était né avec le nez … rouge ! Un ptit lutin de la fabrique des bébés s’était trompé… ou amusé, l’histoire ne le dit pas, et avait mis un gros nez rouge de clown au lieu d’un petit museau noir au pauvre petit bébé rêne !
La cigogne ne s’en était pas vraiment aperçue non plus et elle livra le paquet tel quel à une maman rêne qui habitait dans le fin fond du Grand Nord Québecois.
La Maman rêne fit le saut en voyant cet horrible petit animal avec son gros nez rouge, et se demanda ce qu’elle avait fait de mal pour mériter ça. Ses 4 autres frères et sœurs livrés dans le même paquet, étaient, eux, tout à fait normaux. Au fil du temps les bébés rênes grandissaient, et le nez rouge grandissait avec eux. Les frères et sœurs ne manquaient jamais une occasion de se moquer de leur frère que sa mère avait prénommé Rudolphe. Il était même la risée de toute la meute de rênes, et on le faisait sentir coupable car en plus d’être rouge, son nez brillait dans le noir comme pour dire : Allo j’suis là !!! Tout le monde lui en voulait car ils disaient qu’il allait les faire repérer par les chasseurs. Même sa Maman le repoussait, il était comme le vilain petit canard….
Un jour, comme de fait, il se fit repérer par un chasseur. Le chasseur l’enligna dans sa mire, mais, au moment de tirer il s’aperçut que le rêne avait le nez rouge !! Il étouffa un éclat de rire, pour ne pas le faire fuir, et à la place de son plomb, le remplaça par une capsule de somnifère et tira sur le petit rêne au nez rouge. Et paf ! immédiatement le petit rêne tomba endormi.. Ce que le chasseur avait en tête, c’était de faire de l’argent avec cet espèce de petit rêne qui avait le nez qui brillait dans la nuit. Il y avait justement dans le petit village le plus proche, un cirque itinérant, et le chasseur se dit que c’était là une formidable occasion de faire du profit. Il revendit donc l’animal pour un excellent prix au directeur du cirque, qui était un petit homme grassouillet et sadique (une sorte de père fouettard)…
Le directeur collectionnait les monstruosités, et il avait déjà rassemblé dans son cirque : une femme à barbe, un homme éléphant, et un enfant bulle.
Il décida donc d’enfermer le petit rêne au nez rouge dans la même cage que les 3 autres monstres.
Le cirque repartit en tournée tout autour du monde. Pendant des mois et des mois, le petit rêne voyagea, à chaque soir ils étaient dans un endroit différent. Il vit paris, londres, Pekin, Saint Petersbourg, new york, Rio de Janeiro, le Kilimandjaro, et bien d’autres places encore.
Un jour de décembre, froid et blanc, ils arrivèrent en Laponie, et, alors que le petit rêne essayait de brouter désespérément ce qu’il restait d’arbustes dans ce coin de pays, il s’aperçut qu’il avait été mal attaché à sa chaine. Son sang ne fit qu’un tour, il regarda à gauche, et ne vit personne, regarda à droite, ne vit personne, alors il se mit à galoper et galoper jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus, et alors seulement il se retourna et s’aperçut que personne ne l’avait suivi.
Il était enfin libre. Libre, mais profondément déprimé. Depuis qu’il était né il n’avait cessé d’être la risée des gens et ses seuls amis dans ce bas monde était la femme à barbe, l’homme elephant et l’enfant bulle, qu’il venait de laisser derrière lui. Il erra ainsi quelques jours, profitant de sa liberté retrouvée, puis, vit une sorte de grande cabane dans une clairière. Il s’approcha doucement et vit la pancarte :
Taverne de Rovaniemi : Bienvenus aux rênes
Une bonne odeur de feu de bois régnait dans l’air, et le petit rêne avait entendu dire que la Laponie vénérait les rênes, un peu comme en Inde on vénère les vaches. Le petit rêne avait froid. Ca ne se voyait pas car il avait en permanence le nez rouge, mais ses petits pieds étaient gelés, et il avait bien besoin d’un remontant, il rêvait de cette boisson qu’il avait gouté un jour dans son pays d’origine : ‘’un bon caribou chaud’’, peut être qu’ils en serviraient ici ??
Il se décida donc à rentrer dans la Taverne. Il y régnait une atmosphère chaleureuse, légèrement emboucanée, avec une bonne odeur de tabac à priser. Quelques rênes jouaient au billard, des humains étaient attablés, une grosse chope de bière dans les mains, et tout se beau monde semblait se côtoyer sans crainte. Personne ne prêta attention au gros nez rouge de Rodolphe, personne ne fit de commentaires, et la serveuse se contenta de l’inviter à s’assoir avec un beau grand sourire.
Rodolphe décida de s’installer au comptoir, après tout il était seul, et il aurait une meilleure vue d’ensemble de la petite taverne.
Il repéra alors une autre créature au nez rouge, également accotée au comptoir. Il n’y avait pas que son nez qui était rouge, ses habits étaient entièrement rouges ! Il portait une grande barbe blanche et de fines lunettes. Il ressemblait à un dessin qu’il avait vu un jour, sur une affiche publicitaire…. Mais oui, c’était bien ça, c’était … le père Noel !!!
Ce qui était étrange, c’est qu’il avait beaucoup moins de tenue que ce à quoi il s’attendait. Il avait le dos voûté et son gros nez rouge trempait quasiment dans sa bière. Il avait l’air d’être sur le point de s’y noyer. Le petit rêne au nez rouge engagea la conversation :
« Est-ce que vous aussi, vous êtes déprimé à cause de votre gros nez rouge ?» dit Rodolphe
« Oh oh oh ! Répondit le Père Noel en se retournant, voilà qui est impertinent. Non… c’est parce que je suis déprimé que j’ai à présent un gros nez rouge…
- Ah bon, dit Rodolphe, comme c’est étrange, moi c’est précisément l’inverse ! Mais alors pourquoi êtes vous déprimé ? Le père Noel n’est pas censé être déprimé !
- Ah làlà si tu savais… c’est que je manque à tous mes devoirs…
- que voulez vous dire ?
- depuis quelques années je suis incapable de compléter ma tournée de cadeaux dans la seule nuit qui m’est impartie, et à cause de moi, des milliers d’enfants ne recoivent pas de cadeaux pour Noel.
- Oui mais grâce à vous, des milliers d’autres en recoivent !... Pourquoi ne parvenez vous pas à terminer votre tournée ?
- Au début tout va bien, je commence par la Chine, puis je me déplace vers l’ouest au fur et à mesure que la nuit avance de manière à être toujours dans les maisons durant la nuit et que les enfants dorment. Ensuite viennent la Mongolie, la Russie, la Pologne, l’Allemagne. Mais là où tout fout le camp, c’est lorsque j’arrive chez ces maudits français. Ils ont pris cette fâcheuse habitude dans toutes les familles de me préparer un délicieux casse-croute (des papillotes, un reste de dinde, un bon morceau de fromage) et… un bon verre de vin rouge. Ca m’est complètement impossible d’y résister, et que finit-il par arriver, à force de boire du vin, encore du vin et encore du vin dans chaque foyer ? Et bien je finis complètement saoul et il m’en faut de peu pour que je m’extirpe de la dernière maison sans m’affaler sur leur divan et me faire surprendre au petit matin… Je remonte comme je peux dans mon traineau, et je rentre piteusement à la maison, trainé par mes rênes qui ne connaissent pas la fin du parcours. La moitié des cadeaux encore dans le traineau, ils dormiront là encore une année. Et ces pauvres enfants du nouveau monde sont privés de leurs cadeaux de Noel. Pensez à ces pauvres petits enfants québécois qui ne peuvent recevoir de cadeaux à cause de leurs maudits cousins français ! »
Et le père Noel repartit de plus belle à pleurer en pensant au sort de ces pauvres enfants. Sur ce il recommanda une grosse bière, pour noyer son chagrin dans l’alcool. Le petit rêne était ému par l’histoire du Père Noel, et il lui vint soudain une idée :
« - Père Noel ne soyez pas si triste, je crois que j’ai une solution à votre problème. Si vous m’engagez comme « rene du Père Noel » je vous jure que vous n’aurez plus jamais ce problème
- Ah bon ? mais .. mais.. comment est ce que tu comptes t’y prendre pour que je termine ma tournée ?
- c’est simple, moi je connais le monde entier. Si tu me laisses mener ton traineau je t’amènerai dans chaque maison de chaque pays et tu termineras ta tournée à temps.
- Vraiment ? Mais comment fais tu pour connaitre le monde entier ? ca n est pas possible, tu n’es qu’ un rêne après tout.
- Oui.. mais un rêne au nez rouge… ca n’a pas beaucoup d’avantage d’être un rêne au nez rouge, mais ca m’a permis de beaucoup voyager… La dessus il lui raconta sa vie pleine de péripéties, le cirque, la femme à barbe, l’homme éléphant et l’enfant bulle. Il lui raconta comment il s’était enfui, et comment il se sentait seul à présent. »
Le Père Noel trouva que c’était là une très bonne idée et que ca valait la peine de l’essayer.
Rodolphe passa les jours suivants chez le Père Noel à apprendre les rudiments du métier, et il s’était fait beaucoup d’amis car tout le monde était très gentil dans le village du Père Noel : les autres rênes, les lutins, et évidemment le Père Noel… Mais par-dessus tout, il tomba en amour avec la Mere Noel, qui cuisinait divinement et n’avait pas son pareil pour préparer des plats chauds et réconfortants. Elle n’était pas avare de câlins et l’avait pris sous son aile. Elle disait de lui que c’était son rêne préféré parce qu’il était cute avec son petit nez rouge.
La veillée de Noel arriva, et le Père Noel partit avec sont traineau, sa hotte de cadeau, ses rênes et Rudolphe en avant pour diriger le traineau. Arrivé en France, Rodolphe pris la direction des opérations, et coacha le Père Noel pour qu’il ne s’arrête pas trop longtemps dans chaque maison. Il avait un chronomètre en main, et pour réussir sa mission le Père Noel n’avait pas le temps d’avaler le casse croute, ni le verre de vin. Il termina la tournée française pas trop saoul, et Rodolphe connaissait de toute façon le chemin qui mène au Québec, grâce à son nez il illuminait la voute céleste et c’était beaucoup plus facile de retrouver son chemin. Ainsi pour la première année les enfants québécois reçurent leurs cadeaux. Inutile de vous dire comme ce Noel là fut joyeux dans ce lointain pays !!! Et c’est donc depuis ce jour que tous les petits enfants du nouveau monde peuvent ouvrir leurs cadeaux à Noel. C’est peut être pour ca que le petit rêne au nez rouge est si vénéré dans ce coin de pays !!!
La cigogne ne s’en était pas vraiment aperçue non plus et elle livra le paquet tel quel à une maman rêne qui habitait dans le fin fond du Grand Nord Québecois.
La Maman rêne fit le saut en voyant cet horrible petit animal avec son gros nez rouge, et se demanda ce qu’elle avait fait de mal pour mériter ça. Ses 4 autres frères et sœurs livrés dans le même paquet, étaient, eux, tout à fait normaux. Au fil du temps les bébés rênes grandissaient, et le nez rouge grandissait avec eux. Les frères et sœurs ne manquaient jamais une occasion de se moquer de leur frère que sa mère avait prénommé Rudolphe. Il était même la risée de toute la meute de rênes, et on le faisait sentir coupable car en plus d’être rouge, son nez brillait dans le noir comme pour dire : Allo j’suis là !!! Tout le monde lui en voulait car ils disaient qu’il allait les faire repérer par les chasseurs. Même sa Maman le repoussait, il était comme le vilain petit canard….
Un jour, comme de fait, il se fit repérer par un chasseur. Le chasseur l’enligna dans sa mire, mais, au moment de tirer il s’aperçut que le rêne avait le nez rouge !! Il étouffa un éclat de rire, pour ne pas le faire fuir, et à la place de son plomb, le remplaça par une capsule de somnifère et tira sur le petit rêne au nez rouge. Et paf ! immédiatement le petit rêne tomba endormi.. Ce que le chasseur avait en tête, c’était de faire de l’argent avec cet espèce de petit rêne qui avait le nez qui brillait dans la nuit. Il y avait justement dans le petit village le plus proche, un cirque itinérant, et le chasseur se dit que c’était là une formidable occasion de faire du profit. Il revendit donc l’animal pour un excellent prix au directeur du cirque, qui était un petit homme grassouillet et sadique (une sorte de père fouettard)…
Le directeur collectionnait les monstruosités, et il avait déjà rassemblé dans son cirque : une femme à barbe, un homme éléphant, et un enfant bulle.
Il décida donc d’enfermer le petit rêne au nez rouge dans la même cage que les 3 autres monstres.
Le cirque repartit en tournée tout autour du monde. Pendant des mois et des mois, le petit rêne voyagea, à chaque soir ils étaient dans un endroit différent. Il vit paris, londres, Pekin, Saint Petersbourg, new york, Rio de Janeiro, le Kilimandjaro, et bien d’autres places encore.
Un jour de décembre, froid et blanc, ils arrivèrent en Laponie, et, alors que le petit rêne essayait de brouter désespérément ce qu’il restait d’arbustes dans ce coin de pays, il s’aperçut qu’il avait été mal attaché à sa chaine. Son sang ne fit qu’un tour, il regarda à gauche, et ne vit personne, regarda à droite, ne vit personne, alors il se mit à galoper et galoper jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus, et alors seulement il se retourna et s’aperçut que personne ne l’avait suivi.
Il était enfin libre. Libre, mais profondément déprimé. Depuis qu’il était né il n’avait cessé d’être la risée des gens et ses seuls amis dans ce bas monde était la femme à barbe, l’homme elephant et l’enfant bulle, qu’il venait de laisser derrière lui. Il erra ainsi quelques jours, profitant de sa liberté retrouvée, puis, vit une sorte de grande cabane dans une clairière. Il s’approcha doucement et vit la pancarte :
Taverne de Rovaniemi : Bienvenus aux rênes
Une bonne odeur de feu de bois régnait dans l’air, et le petit rêne avait entendu dire que la Laponie vénérait les rênes, un peu comme en Inde on vénère les vaches. Le petit rêne avait froid. Ca ne se voyait pas car il avait en permanence le nez rouge, mais ses petits pieds étaient gelés, et il avait bien besoin d’un remontant, il rêvait de cette boisson qu’il avait gouté un jour dans son pays d’origine : ‘’un bon caribou chaud’’, peut être qu’ils en serviraient ici ??
Il se décida donc à rentrer dans la Taverne. Il y régnait une atmosphère chaleureuse, légèrement emboucanée, avec une bonne odeur de tabac à priser. Quelques rênes jouaient au billard, des humains étaient attablés, une grosse chope de bière dans les mains, et tout se beau monde semblait se côtoyer sans crainte. Personne ne prêta attention au gros nez rouge de Rodolphe, personne ne fit de commentaires, et la serveuse se contenta de l’inviter à s’assoir avec un beau grand sourire.
Rodolphe décida de s’installer au comptoir, après tout il était seul, et il aurait une meilleure vue d’ensemble de la petite taverne.
Il repéra alors une autre créature au nez rouge, également accotée au comptoir. Il n’y avait pas que son nez qui était rouge, ses habits étaient entièrement rouges ! Il portait une grande barbe blanche et de fines lunettes. Il ressemblait à un dessin qu’il avait vu un jour, sur une affiche publicitaire…. Mais oui, c’était bien ça, c’était … le père Noel !!!
Ce qui était étrange, c’est qu’il avait beaucoup moins de tenue que ce à quoi il s’attendait. Il avait le dos voûté et son gros nez rouge trempait quasiment dans sa bière. Il avait l’air d’être sur le point de s’y noyer. Le petit rêne au nez rouge engagea la conversation :
« Est-ce que vous aussi, vous êtes déprimé à cause de votre gros nez rouge ?» dit Rodolphe
« Oh oh oh ! Répondit le Père Noel en se retournant, voilà qui est impertinent. Non… c’est parce que je suis déprimé que j’ai à présent un gros nez rouge…
- Ah bon, dit Rodolphe, comme c’est étrange, moi c’est précisément l’inverse ! Mais alors pourquoi êtes vous déprimé ? Le père Noel n’est pas censé être déprimé !
- Ah làlà si tu savais… c’est que je manque à tous mes devoirs…
- que voulez vous dire ?
- depuis quelques années je suis incapable de compléter ma tournée de cadeaux dans la seule nuit qui m’est impartie, et à cause de moi, des milliers d’enfants ne recoivent pas de cadeaux pour Noel.
- Oui mais grâce à vous, des milliers d’autres en recoivent !... Pourquoi ne parvenez vous pas à terminer votre tournée ?
- Au début tout va bien, je commence par la Chine, puis je me déplace vers l’ouest au fur et à mesure que la nuit avance de manière à être toujours dans les maisons durant la nuit et que les enfants dorment. Ensuite viennent la Mongolie, la Russie, la Pologne, l’Allemagne. Mais là où tout fout le camp, c’est lorsque j’arrive chez ces maudits français. Ils ont pris cette fâcheuse habitude dans toutes les familles de me préparer un délicieux casse-croute (des papillotes, un reste de dinde, un bon morceau de fromage) et… un bon verre de vin rouge. Ca m’est complètement impossible d’y résister, et que finit-il par arriver, à force de boire du vin, encore du vin et encore du vin dans chaque foyer ? Et bien je finis complètement saoul et il m’en faut de peu pour que je m’extirpe de la dernière maison sans m’affaler sur leur divan et me faire surprendre au petit matin… Je remonte comme je peux dans mon traineau, et je rentre piteusement à la maison, trainé par mes rênes qui ne connaissent pas la fin du parcours. La moitié des cadeaux encore dans le traineau, ils dormiront là encore une année. Et ces pauvres enfants du nouveau monde sont privés de leurs cadeaux de Noel. Pensez à ces pauvres petits enfants québécois qui ne peuvent recevoir de cadeaux à cause de leurs maudits cousins français ! »
Et le père Noel repartit de plus belle à pleurer en pensant au sort de ces pauvres enfants. Sur ce il recommanda une grosse bière, pour noyer son chagrin dans l’alcool. Le petit rêne était ému par l’histoire du Père Noel, et il lui vint soudain une idée :
« - Père Noel ne soyez pas si triste, je crois que j’ai une solution à votre problème. Si vous m’engagez comme « rene du Père Noel » je vous jure que vous n’aurez plus jamais ce problème
- Ah bon ? mais .. mais.. comment est ce que tu comptes t’y prendre pour que je termine ma tournée ?
- c’est simple, moi je connais le monde entier. Si tu me laisses mener ton traineau je t’amènerai dans chaque maison de chaque pays et tu termineras ta tournée à temps.
- Vraiment ? Mais comment fais tu pour connaitre le monde entier ? ca n est pas possible, tu n’es qu’ un rêne après tout.
- Oui.. mais un rêne au nez rouge… ca n’a pas beaucoup d’avantage d’être un rêne au nez rouge, mais ca m’a permis de beaucoup voyager… La dessus il lui raconta sa vie pleine de péripéties, le cirque, la femme à barbe, l’homme éléphant et l’enfant bulle. Il lui raconta comment il s’était enfui, et comment il se sentait seul à présent. »
Le Père Noel trouva que c’était là une très bonne idée et que ca valait la peine de l’essayer.
Rodolphe passa les jours suivants chez le Père Noel à apprendre les rudiments du métier, et il s’était fait beaucoup d’amis car tout le monde était très gentil dans le village du Père Noel : les autres rênes, les lutins, et évidemment le Père Noel… Mais par-dessus tout, il tomba en amour avec la Mere Noel, qui cuisinait divinement et n’avait pas son pareil pour préparer des plats chauds et réconfortants. Elle n’était pas avare de câlins et l’avait pris sous son aile. Elle disait de lui que c’était son rêne préféré parce qu’il était cute avec son petit nez rouge.
La veillée de Noel arriva, et le Père Noel partit avec sont traineau, sa hotte de cadeau, ses rênes et Rudolphe en avant pour diriger le traineau. Arrivé en France, Rodolphe pris la direction des opérations, et coacha le Père Noel pour qu’il ne s’arrête pas trop longtemps dans chaque maison. Il avait un chronomètre en main, et pour réussir sa mission le Père Noel n’avait pas le temps d’avaler le casse croute, ni le verre de vin. Il termina la tournée française pas trop saoul, et Rodolphe connaissait de toute façon le chemin qui mène au Québec, grâce à son nez il illuminait la voute céleste et c’était beaucoup plus facile de retrouver son chemin. Ainsi pour la première année les enfants québécois reçurent leurs cadeaux. Inutile de vous dire comme ce Noel là fut joyeux dans ce lointain pays !!! Et c’est donc depuis ce jour que tous les petits enfants du nouveau monde peuvent ouvrir leurs cadeaux à Noel. C’est peut être pour ca que le petit rêne au nez rouge est si vénéré dans ce coin de pays !!!